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31.10.20 | Maudits CPA !

Le Stade Brestois a beau avoir montré un meilleur visage ce samedi à Rennes, il a tout de même dû concéder une nouvelle défaite, la troisième consécutive. Malgré de la discipline, de la combativité et l’ouverture du score à leur actif, les Ty-Zefs ont été piégés en cinq minutes par deux coups de pied arrêtés. Les temps comptables sont durs mais ce n’est pas le moment de baisser la tête.

Il y avait une atmosphère spéciale au Roazhon Park ce samedi, pas d’atmosphère du tout diront même certains. Le huis clos avait été déclaré dans la semaine pour les rencontres de Ligue 1 Uber Eats et ce Stade Rennais – Stade Brestois était même la première rencontre de l’élite disputée sous un confinement en France. Il fallait donc beaucoup d’imagination une heure avant le match pour deviner qu’un derby breton allait se disputer. Et hormis le contexte si particulier, c’était là le rendez-vous de deux formations en petite forme. Les Brestois venaient de concéder deux lourds revers à Nantes et face à Strasbourg, les Rennais restaient eux sur cinq matches sans victoire toutes compétitions confondues.


Face à une escouade de Ligue des Champions, qui disputait cette 9e journée de championnat entre un déplacement à Séville et un autre à Chelsea, les Brestois ont souvent couru après le ballon mais le plan était aussi celui-là. À la recherche de solidité et de confiance, la plus mauvaise défense de Ligue 1 a su serrer les rangs avec un onze que Coach ODO avait un peu modifié, titularisant Franck Honorat, Irvin Cardona, Brendan Chardonnet et Hianga’a Mbock.
La discipline affichée pendant une très grande partie des débats par les Rouge et Blanc a pu rassurer, la fragilité revenue sur coups de pied arrêtés un peu moins. Et s’ils ont su saisir leur chance en ouvrant le score, les Brestois ont été achevés par la défense centrale rennaise, Da Silva et Aguerd, hyper efficace de la tête. Des scories qui ont de quoi faire rager les protégés du Président Le Saint mais qui ne doivent pas faire oublier pour autant la bonne prestation globale des troupes.

Dès l’entame, les Rennais s’adjugeaient goulûment la possession et ne permettaient pas aux Brestois de ressortir proprement les ballons. Cela dit, le danger ne planait pas encore devant le but de Gautier Larsonneur et c’étaient même les Finistériens qui faisaient passer le premier frisson dans la défense locale sur un centre fort d’Honorat qui passait devant la cage de Gomis sans que personne ne puisse la reprendre (19e). Le coup de tonnerre intervenait quelques minutes plus tard quand Terrier reprenait en pleine course un centre de Del Castillo et trouvait la barre (25e).
Rennes, qui passait beaucoup par les côtés, voyait tourner à plein régime son duo précédemment cité, l’ex-Lyonnais envoyant une volée de peu à côté (28e) et son compère manquant le cadre pour un rien avant le repos (44e).


On a coutume de dire que beaucoup d’occasions gâchées provoquent souvent un effet dévastateur de l’autre côté du terrain. Ce fut le cas juste avant l’heure de jeu quand une remise de la tête de Mounié trouva au second poteau Honorat qui n’avait d’autre chose à faire que de fusiller Gomis (0-1, 57e). Une délivrance brestoise qui allait sonner comme un réveil pour les Rouge et Noir de Julien Stéphan. À peine dix minutes plus tard, le coup franc frappé par Del Castillo aux abords de la surface trouvait ainsi la tête de Da Silva (1-1, 66e). Puis c’était au tour du nouvel entrant Bourigeaud de déposer le ballon sur la tête de l’autre défenseur central, Aguerd, pour la deuxième réalisation de la soirée de la charnière rennaise (2-1, 70e).

Touché, le SB29 subissait quelques banderilles supplémentaires par Terrier (73e) et Gboho (73e) mais il n’était pas non plus résigné et allait dominer le dernier quart d’heure, s’offrant deux belles opportunités d’égaliser par Jérémy Le Douaron (79e) puis Romain Perraud (84e). En vain, le score ne bougeait plus et la déception sur les visages brestois au coup de sifflet final de Stéphanie Frappart faisait bien comprendre que les Ty-Zefs sont dans le dur mais aussi qu’il y avait sans doute quelque chose à faire au Roazhon Park. Ce sera en tout cas une très bonne base de travail.


(crédit photos : Gauthier Le Roux / sb29.bzh)