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29.11.19 | Dominés mais frustrés

À Marseille, le Stade Brestois a longtemps été malmené, bousculé et parfois asphyxié, mais son égalisation dans le money time aurait pu lui permettre de revenir en Bretagne avec un point inespéré. Il a pourtant cédé à nouveau dans la minute suivante et donc laissé échapper ce match nul qui lui aurait fait du bien. Pour résumer, la défaite au Vélodrome est logique mais le scénario, lui, est à s’en mordre les doigts.

Comptablement, le Stade Brestois ne vit pas la meilleure période de sa première partie de saison. Après un mois d’octobre faste orné de trois succès consécutifs, les hommes d’Olivier Dall’Oglio connaissent des temps de vaches maigres. Un point sur douze, c’est le bilan après avoir affronté Amiens, Paris, Nantes et Marseille. Contre certains gros clients comme cela, il n’y a rien d’infamant à ne pas faire le plein. Mais si le technicien brestois avait plutôt apprécié la prestation de ses ouailles face au PSG et aux Canaris, il a moins goûté celle du Vélodrome. « Par moments dans ce match, on a fait petits garçons, débriefait-il en conférence de presse. Ça m’ennuie parce qu’on est des joueurs professionnels. On a vu qu’en face ils étaient en confiance parce qu’ils enchaînent les victoires mais on avait aussi des arguments à faire valoir qui étaient autres que ce que l’on a montré ce soir ».


Dans le viseur d’ODO, certainement cette seconde période durant laquelle les Ty-Zefs ont eu toutes les peines du monde à exister, à ressortir des ballons et à se mettre à l’abri des incessantes vagues olympiennes. Car avant cela, la copie avait été plutôt satisfaisante. Après la première alerte provoquée par Benedetto, qui butait sur la bonne sortie de Larsonneur (12e), c’était d’ailleurs Cardona qui touchait deux fois du bois sur la même action. Plus prompt que son vis-à-vis pour couper un centre de Faussurier, l’ancien Monégasque voyait le ballon frapper le poteau droit du but…puis le gauche (13e). Quelques minutes plus tard, c’était au tour de Sanson de trouver la barre à la réception d’un centre en retrait (17e).

Avant le repos, l’OM allait ensuite se montrer une seule fois vraiment dangereux quand Benedetto, trouvé dans la surface, reprenait de volée et tombait encore sur un Larsonneur inspiré (38e).
Comme d’habitude, Marseille allait ensuite essayer de faire la différence par Payet, dans tous les bons coups ou presque. Cela commençait par un coup franc renvoyé par Larsonneur dans les pieds d’un Caleta-Car sans doute surpris et incapable de cadrer à bout portant (51e). Puis le Réunionnais trouvait la tête de Kamara, non cadrée (52e). Il était encore à l’origine de l’action de l’ouverture du score en lançant Benedetto vers la cage brestoise. L’Argentin jouait finement le coup en ne touchant pas le ballon qui filait ainsi pour Sarr, seul pour reprendre dans le but vide (1-0, 56e).


Payet était encore sollicité pour frapper un coup franc indirect dans la surface, sans succès (59e) puis pour une autre tentative à l’entrée de la surface qui atterrissait sur la barre (62e). Son camarade Rongier trouvait lui aussi le montant quelques instants plus tard (64e) et on se disait alors dans le camp des Ty-Zefs qu’un coup était peut-être jouable devant tant d’occasions manquées par les Phocéens. Bingo ! Au bout d’un joli mouvement brestois, Cardona piquait son ballon et semblait offrir le point du nul aux Brestois (1-1, 88e). Mais dans la minute suivante, Radonjic profitait de l’apathie de la défense finistérienne pour redonner l’avantage à l’OM d’une frappe en lucarne (2-1, 89e). La possibilité de ramener un point inespéré était bel et bien passée… « On a eu la chance de pouvoir marquer contre le cours du jeu et on aurait dû être capables de résister après cela, regrettait Olivier Dall’Oglio, pointant déjà la suite qui arrive dès mardi. J’attends maintenant mon équipe contre Strasbourg. Je vais demander beaucoup plus aux joueurs parce que je sais qu’ils en sont capables ». Ça, tout le monde en est convaincu !


(crédit photos : om.fr)