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13.03.21 | Encore à apprendre

Le Stade Brestois, qui aurait sans doute pu ramener quelque chose de son déplacement au Vélodrome, a été puni dans les dernières minutes du match par un Olympique de Marseille pas souverain mais terriblement pragmatique. Au final, la note est salée (3-1) pour le collectif ty-zef qui n’y arrive décidément pas hors de ses bases. À neuf journées du baisser de rideau, le mot d’ordre est à la vigilance pour assurer le plus rapidement possible le maintien.

 

Ce n’est pas la première fois que le Stade Brestois revient d’un déplacement avec des regrets. Cette fois, ils sont peut-être encore plus forts car il fallait avoir beaucoup d’imagination pour voir l’OM s’imposer 3-1 après l’égalisation de Lilian Brassier à l’entrée des vingt dernières minutes. Il avait aussi d’ailleurs fallu se pincer pour voir à la pause les Phocéens mener au score après une première période où le danger n’était venu de nulle part, et ce de chaque côté du terrain. Un peu de naïveté pour cette ouverture du score marseillaise, une grosse erreur individuelle sur le deuxième but et cela suffisait pour dire que les Brestois avaient donné le bâton pour se faire battre. Cet OM new look version Sampaoli n’a pas affiché une domination dans les débats et a très longtemps couru après le ballon (60% de possession pour le SB29) mais le mur des 30 derniers mètres a été fatal aux joueurs d’Olivier Dall’Oglio, souvent inoffensifs, même en multipliant les passes.

 

 

Surpris donc juste avant les citrons sur une frappe croisée de Milik, les Brestois ont eu le mérite de ne pas baisser les bras et ont donc réussi à recoller au tableau d’affichage mais leur volonté de remporter les débats et leur insistance à se projeter vers l’avant leur ont été fatales. Comme la saison dernière, quand l’égalisation du Stade Brestois avait immédiatement été suivie d’un but marseillais, les Ty-Zefs n’ont réussi à trouver cet équilibre leur permettant, à défaut de gratter les trois points, de conserver le nul. En voulant accélérer, les Brestois ont offert aux Provençaux la possibilité de jouer les seules phases sur lesquelles ils étaient vraiment dangereux ce samedi : les contres.

 

 

Olivier Dall’Oglio avait pourtant fait le choix de la stabilité en débutant la rencontre avec un 4-5-1 très compact qui permit longtemps à ses joueurs de conserver le ballon et de maîtriser les rares velléités phocéennes. Ce but de Milik avant la pause avait donc déjà gâché beaucoup de choses et probablement changé les plans. Contraint de se découvrir davantage au retour des vestiaires, le SB29 ouvrait quelques belles possibilités de contres à l’OM, à l’affût de la moindre erreur de transmission dans le camp breton. Le très offensif latéral droit Lirola avait deux occasions de breaker mais il trouvait une première fois Brendan Chardonnet (53e) puis Gautier Larsonneur (57e) sur la trajectoire. Quand Romain Faivre botta son coup franc pour une tête au second poteau de Lilian Brassier (1-1, 71e), on se dit alors que le plus dur était sans doute fait pour Paul Lasne et ses coéquipiers. Avec un OM qui devenait dangereux uniquement sur coups de pied arrêtés, on pouvait alors imaginer que, sauf catastrophe, le partage des points allait être le dénouement du jour.

 

 

Mais une perte de balle évitable de Jean Lucas au poteau de corner, habilement exploitée par Henrique pour une finition de Thauvin allait mettre fin au suspense (2-1, 88e). Le troisième but de Cuisance dans les arrêts de jeu (3-1, 90e+2) était même anecdotique tant le SB29 avait laissé passer sa chance de ramener quelque chose d’un stade qui ne lui réussit guère. Ce n’est donc sans doute pas hors de ses bases que le Stade Brestois ira chercher son maintien qui n’est toujours pas acquis. À ce titre, les futurs rencontres à Le Blé vont s’avérer primordiales, à commencer par celle contre Angers le week-end prochain.