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Un air de déjà vu…

Le Stade Brestois aura vécu un cauchemar ce soir en Bourgogne. Une lourde défaite (3-0) face à Dijon qui vient donner un coup d’arrêt après les deux victoires importantes face à Toulouse et Amiens. Une nouvelle débâcle en déplacement, comme un air de déjà vu…

 

Les déplacements se suivent et se ressemblent. Il est vrai que l’écrasante victoire des Ty-Zefs à Toulouse (2-5) mi-janvier pouvait laisser espérer d’un renouveau brestois loin de Le Blé. Mais ce n’est rien, les maux brestois à l’extérieur de la poule aller ont fait ce samedi soir leur retour. Brest a ce soir bien eu du mal à exister face au DFCO, concurrent direct au maintien. Un visage qui contraste fortement avec les deux dernières copies rendues en championnat durant le mois de janvier (6 points pris sur 6). Avant ses retrouvailles avec Gaston-Gérard, Olivier Dall’Oglio avait prédit une rencontre délicate face à une formation joueuse et physique qui ne ressemblent très peu aux 2 précédents adversaires du Stade Brestois 29.

 

Qu’il est difficile de venir prendre des points aux dijonnais dans leur antre cette saison. En effet, il faut remonter au 24 août face aux Girondins (0-2) pour voir la dernière trace d’une défaite à domicile. Une invincibilité qui dure et qui a permis aux costaloriens de notamment faire tomber Lille, Rennes et Paris. De quoi faire grincer les dents des hommes d’Olivier Dall’Oglio, qui atterrissaient ce matin en terres bourguignonne avec l’idée de ramener quelque chose. Surtout après les 120 minutes dans les pattes des locaux engendrées par le match de coupe de France remporté dans la souffrance mercredi face à Limonest (1-2).

 

On prend les mêmes et on recommence. Le tacticien brestois reconduit le onze qui s’est imposé face à Amiens la semaine dernière et peut même compter sur le retour dans le groupe d’Haris Belkebla après sa longue absence des terrains. Du côté dijonnais, Stéphane Jobard devait lui composer sans Mounir Chouiar, suspendu. Sur le papier, c’est une confrontation attendue entre deux formations joueuses qui se valent. Un rendez-vous qui permet à ODO de faire son grand retour dans son ancienne antre durant où il a passé 6 saisons.

 

 

 

Pourtant, en réalité les Brestois montrent un visage bien méconnaissable. Dès le coup d’envoi donné par Monsieur Thual, les Ty-Zefs sont accablés par la pression locale et passent dès la 2ème minute près d’une ouverture au score prématurée. L’entame de match reste bien délicate puisque dès l’action suivante, Brest se fait soudainement punir. Chafik, servi par Samaritano, parvient à ajuster un bon centre qui trouve la tête de Baldé… Piqués à vif d’entrée, les Ty-Zefs ne sortent pourtant pas la tête de l’eau. Les locaux harcèlent très haut les Finistériens qui peinent à trouver les combinaisons habituelles qui fonctionnent si bien. Dans les duels aussi, les Brestois font preuve d’une étonnante timidité ce qui permet au DFCO de multiplier les assauts offensifs. La situation se dégrade même quand Baldé vient aggraver le score en trompant Larsonneur du bout du pied (20’). Les Bretons peinent à semer le doute dans la défense locale et sont ainsi poussés à s’essayer de loin (15’, 23’ et 25’), sans réel danger… Le second acte s’entamera sur les mêmes principes que le premier : une domination dijonnaise dans le jeu et des bretons qui se reposeront sur les erreurs locales pour se montrer dangereux. Les entrées en jeu d’Autret et de Grandsir (53’) auront malgré tout permis de dynamiser les lignes et de créer quelques brèches. Successivement les face à face de Charbonnier (54’) et de Faussurier (56’) auraient pu permettre de remettre les Brestois sur le bon rail, mais Gomis s’est à chaque fois magistralement interposé. Quand la chance ne sourit pas en plus… Mavididi viendra enterrer le sort brestois à la 78’ d’un contre-pied imparable. Une soirée à vite oublier…

 

 

 

En s’inclinant ce soir, les hommes d’Olivier Dall’Oglio ont concédé un 7ème revers à l'extérieur (sur 11) cette saison. Il ne faut pas pour autant tirer la sonnette d’alarme. En conférence de presse, Olivier Dall’Oglio précise que « tout n’est pas à jeter au vue des quelques séquences sur lesquelles nous avons été dangereux » . Une triste soirée qui ne vient pas ternir les performances brestoises depuis le début de la saison. Après 22 journées, le Stade Brestois se hisse à la 14ème place à 9 points de Amiens, barragiste. De bons résultats à confirmer dès mercredi à 19h avec la réception des Girondins.

Crédit photos : DFCO - Vincent POYER